GOUVERNEUR. Dieudonné BOBO BOLOKO BOLUMBU

Section I : Identification de la province

agent équateur
KAZADI KAZADI Peterson
AGENT CAID
– Nom de la province : Equateur
– Chef-lieu : Mbandaka
– Superficie :103 902 km2
– Téléphone : +243 822 478 180
– E-mail:kazadipeterson@gmail.com et pkazadi@caid.cd
– Population (INS 2022) et densité moyenne:1 905 394 habitants (Source : IPC 2022)

Carte administrative

Section II : Données géographiques, administrative et particularités de la province

Historique de la création de la province

Initialement « District de l’Equateur » par décret royal du 1e août 1888 du Roi Léopold II, c’est en 1917 que le District devint une Province avec Mr. Georges Moulaert (1875-1958) comme 1er Gouverneur. Après les élections de Mars à Juin 1960, la Province fut dirigée par Laurent EKETEBI. En 1883, 5 ans avant la promulgation dudit décret, Henry Morton Stanley, Van Gele et Coquilhat installèrent au large de la région de Wangata, une station qui devint le chef-lieu de la Province de l’Equateur sous l’appellation « Equateur-station ».

Avec la réorganisation des bureaux de l’état civil en Août 1895, l’appellation changea en Coquilhatville connue aujourd’hui sous le nom de Mbandaka, chef-lieu de l’actuelle Province de l’Equateur.

Coordonnées géographiques

A partir de la résidence officielle des Gouverneurs, les données renseignent : 0°03’49’’ de longitude Nord et 18°16’40’’ de latitude Est et l’altitude est de 370m. L’Equateur est borné :

  • La faiblesse et la baisse progressive de l’investissement public et privé ;
  • Au Sud par la Province de Maï-ndombe ;
  • A l’Est par la Province de la Tshuapa ;
  • A l’Ouest par la République du Congo.

Sol, climat, relief et hydrographie

Située dans la cuvette centrale le relief ne présente aucune dénivellation. Elle est couverte par de terrains sédimentaires non plissés et par la forêt équatoriale. Le sol est à la fois sableux et limo-argileux. Le climat est tropical humide où il pleut presque toute l’année. La grande saison pluvieuse s’étend de Septembre à Mai et la petite saison sèche entre Juin et Août. Par ailleurs, il s’observe aussi une rareté des pluies entre les mois de Janvier et Mars dans la partie Nord-Est de la Province. La température moyenne varie entre 20° et 31° mais un excèdent n’est pas exclu. La végétation est composée des forêts ombrophiles sempervirentes de densité importante et d’une grande variété d’arbres. Le réseau hydrographique est constitué principalement du fleuve Congo (400 km) et de plusieurs de ses affluents : Ruki, Lulonga, Ubangi, Ikelemba, Mongala, (2 450 km d’affluents navigables). C’est le plus vaste réseau des voies navigables du Pays.

Subdivision administrative de la Province

La Province est subdivisée en 2 Villes et 7 Territoires. Les chefs-lieux de Territoires constituent les Communes rurales. La Province compte une seule chefferie, installée dans le Territoire de Bolomba, c’est la chefferie de Manianga. La Ville de Basankusu a été créée par le Décret n°13/024 du 13 juin 2013 conférant le statut de Villes et Communes à certaines agglomérations de la Province de l’Equateur.

Particularités de la Province

La forêt est pour l’Equateur ce que le cuivre et le cobalt sont pour le Katanga. Elle est constituée d’une flore très riche et diversifiée avec 250 espèces exploitables sur 708 recensées en RDC, soit plus d’un tiers du Patrimoine National. Parmi celles-ci 25 sont les plus recherchées, à savoir : Afromosia, sacajou, iroko, etc. Il sied de noter que le jardin botanique d’Eala situé à la périphérie de Mbandaka est le 3e au monde de par sa superficie constitue une particularité. Plusieurs espèces fauniques y sont également signalées : Bonobo, Paon Congolais, etc.

Le Territoire de Lukolela est reputé pour avoir abrité la 1ère plantation cacaoyère au Congo en 1895. Donc, le Territoire reste à jamais associé à cette culture grâce à cette célèbre plantation. Il est parmi les rares Territoires qui disposent du pétrole selon une mission d’Experts chinois dépêchée en 2010. Ce pétrole est jusque-là non exploité.

Le Territoire de Lukolela est reputé pour avoir abrité la 1ère plantation cacaoyère au Congo en 1895. Donc, le Territoire reste à jamais associé à cette culture grâce à cette célèbre plantation. Il est parmi les rares Territoires qui disposent du pétrole selon une mission d’Experts chinois dépêchée en 2010. Ce pétrole est jusque-là non exploité.

Le Territoire de Bikoro est un endroit prisé en RDC où furent installées plusieurs missions catholiques et protestantes. Du point de vue culturel et religieux, il a acquis une renommée historique de centre d’évangélisation, grâce à Isidore Bakanja considéré comme l’une de figures emblématiques d’un système colonial de domination oppressive teintée d’hypocrisie religieuse. Il a été béatifié le 24 avril 1994 à Rome par le Pape Jean Paul II pour laver l’église de cet opprobre.

Du point de vue hydrographique, le réseau fluvial s’y étend de 400 km de longueur sur le fleuve Congo et de 2 450 km d’affluents navigables. C’est le plus vaste réseau des voies navigables du Pays. L’interconnexion des Territoires et celles des Provinces voisines est rendue possibles par ce vaste réseau. Cinq Territoires sur 7 que compte la Province sont directement connectés sur le fleuve, qui constitue avec ses affluents un véritable maillon du développement et de l’intégration spatiale de la Province.

Section III : Vue socioéconomique de la Province

Les grandes entreprises de la Province, localisation et secteurs d’activités

Les grandes entreprises de la Province de l’Equateur sont : SIFORCO, SODEFOR, TRANS M et ITB œuvrant dans l’exploitation forestière et disposent dans la plupart de cas leur siège à Kinshasa. Ces quatre sociétés, produisent les deux tiers du volume de bois industriel par an de la RDC. Par ailleurs, le tableau ci-dessous reprend les grandes entreprises de la catégorie B installées localement dans les différents Territoires de la Province.

Tableau n°1 : Situation économique

Entreprises Secteur d’activités Produits Localisation
1 Compagnie des Plantations de Lisafa « CPL » ex-CCP Agroalimentaire Huile de palme Basankusu (Lisafa)
2 Compagnie des Plantations de Ndeke « CPN » ex-CCP Agroalimentaire Huile de palme Basankusu (Ndeke)
3 FERONIA Agroalimentaire Huile de palme Ingende (Boteka)
4 SCIE-BOIS Exploitation forestière Grumes Lukolela (Botunu)
5 FORABOLA Exploitation forestière Grumes Lukolela(Sokobelam)

Les compagnies des Plantations de Lisafa et Ndeke disposent chacune d’une usine de capacité de traitement de 7 et 5 tonnes de fruits par heure et emploient un personnel à la hauteur de plus de 1000 travailleurs contractuels. La production estimée de grumes pour les 2 sociétés d’exploitation forestière est de 12 000 tonnes pour SCIE BOIS et 10 000 tonnes pour FORA BOLA.

Principales zones de concentration d’activités économiques et défis majeurs

Il est remarqué une forte concentration des unités économiques aux alentours de la Ville de Mbandaka et ses périphéries. Le taux de concentration s’élève à 52% (RGE, 2019).

Le Centre de Basankusu est connu depuis des années comme un milieu économiquement attractif. Aujourd’hui, bien que plusieurs sociétés sont en faillite (Milona/Djebe, Prodapa, Siforco, CKE/Ngumu, etc), la zone se revitalise encore par un essor d’activités économiques : boutiques, magasins, pharmacies en grande pompe. Certains Expatriés, des sujets Indiens et Chinois s’y sont même installés pour faire les affaires. Le manque d’énergie et l’impraticabilité des routes restent les défis majeurs au développement des activités économiques pour l’ensemble de la Province. Le transport des grumes des lieux d’abattage vers les exutoires (Mbandaka-Kinshasa-Matadi) devient très couteux pour les opérateurs économiques. A cause de l’ensablement des biefs navigables par manque de balisage, les embarcations se retrouvent bloquées des jours entiers, ce qui occasionne un retard dans le cycle de réapprovisionnement des marchandises qui crée une rupture des stocks préjudiciable et démotivante.

Infrastructures économiques et défis majeurs

Etant un carrefour commercial d’un emplacement stratégique, la Ville de Mbandaka abrite le Chantier naval de Boyera, le 2ème du Pays après celui de Ndolo devant permettre la Principale maintenance des unités flottantes sur le fleuve entre Kinshasa et Kisangani en état d’inactivité totale. La Province dispose également de 2 ports fluviaux aménagés : le port ONATRA de Basankusu et celui de Mbandaka totalisant 150 m de quai. Une autre partie du quai de 310m du port de Mbandaka a été réhabilitée en 2009. Les défis majeurs sont notamment, l’état de délabrement avancé dans lequel se trouve globalement le port : entrepôts dépourvues de toitures, où stockées les marchandises peuvent se dégrader et s’avarier, la vétusté du charroi automobile. La présence des marchés transfrontaliers pouvant faciliter des échanges avec la République du Congo par le biais des Territoires de Bomongo et Lukolela. On note aussi la présence des banques (FNBanque, Rawbanque, TMB, etc) et agences de transfert des fonds comme Solidaire et Soficom. Exceptées, les agences, les banques sont uniquement concentrées dans la Ville de Mbandaka.

 

Répartition des activités par secteurs d’activités économiques

Tableau n°2 : Source re revenu

Entité Source de revenue
Province de la Tshuapa Principale Source de revenu Agriculture
Pêche, Banque
Cueillette
Exploitation artisanale
Industrie agroalimentaire
Commerce général et Transport
Total

EXPLOITATION ARTISANALE DU BOIS : Cette activité est intense dans le territoire de Bikoro et une partie d’Ingende. L’exploitation est généralement informelle et illégale en ce qui concerne la législation forestière en vigueur. Elle exige aux exploitants la détention d’un Permis de Coupe Artisanale (PCA).

De la production locale

    • Agriculture : le manioc, le maïs, les arachides, les bananes plantains (Basankusu) ;Foresterie : Bois de sciage, variétés Wenge et Lifake (Bikoro et Ingende) ;Industrie : L’huile de palme (Basankusu et Ingende) ;Pêche :

Poissons frais et fumés (Ngolo, Mongusu, Nzombo, Mboto, kambanyoka) ; produits un peu partout mais surtout à Mbandaka et ses environs ;

    Cueillette : Chenilles, fumbwa, miel, champignons), à Bikoro, Ingende et Basankusu.

Des biens importés

Biens Provenance
Haricot vert et les pommes de terre Province de Kisangani
Riz paddy Province de la Mongala
Le sucre, le sel, la farine de froment, l’huile végétale Kinshasa
Mazout et essence République du Congo

Des biens importés

Taux de change flottant et prix du carburant appliqué au mois de Janvier 2023
Vendeur : 1$ = 2100 FC Acheteur : 1$ =2450 FC
Prix du carburant à la pompe 1 Litre = 3500 FC
Prix du Gasoil à la pompe 1 Litre = 3800 FC

Section IV : Brève présentation des données sectorielles

Situation sanitaire

La Province de l’Equateur dispose de 18 Zones de santé, 18 Hôpitaux Généraux de Référence et 284 Centres de Santé.

Les Maladies récurrentes sont :

  • La malaria ;
  • Le paludisme ;
  • La diarrhée ;
  • Les infections sexuellement transmissibles ;
  • Les infections respiratoires aiguës.

Profil épidémiologique : Il sied de relever la résurgence de certaines épidémies à virus de la variole du singe et d’Ebola.

Agriculture et défis de développement rural

Le manioc et le mais sont les deux principales cultures vivrières de la Province. A ceux-ci s’ajoutent la banane, l’arachide et l’huile de palme. Le Territoire de Basankusu demeure le principal producteur en ce qui concerne le manioc, le maïs et l’huile de palme. Il représente 32% et 52% du poids de production respectivement de manioc et maïs pour l’ensemble de la production provinciale desdites cultures.

Cultures vivrières Cultures pérennes
Cultures Territoires Cultures Territoires
Maïs Basankusu, Bokoro, Bolomba, Bomongo, Ingende, Lukolela, Makanza, Mbandaka Huile de palme Basankusu et Ingende
Banane Basankusu, Bokoro, Bolomba, Bomongo, Ingende, Lukolela, Makanza, Mbandaka Café Basankusu
Manioc Basankusu, Bokoro, Bolomba, Bomongo, Ingende, Lukolela, Makanza, Mbandaka Caoutchouc Non signalé
Arachide Basankusu Cacao Basankusu
Patate douce Basankusu et Makanza    

Les défis à relever pour le développement du secteur agricole de la Province concernent d’abord la difficile intégration des différents Territoires de la région par voie routière suite au manque d’entretien, les quelques kilomètres des routes d’intérêt local et général sont quasiment impraticables en saisons des pluies et ensuite, l’accès non aisé aux intrants agricoles. Les moyens financiers qui font défaut et la distance des points de vente ne permettent pas l’accès facile aux outils agricoles. Enfin, l’évacuation des produits de zones de production vers les centres de consommation constitue une véritable corvée pour les paysans.

Education

La Province de l’Equateur compte 2 divisions éducationnelles avec 38 sous divisions, la division éducationnelle de l’Equateur 1 couvre la Ville de Mbandaka et les Territoires de Bikoro, Ingende, Lukolela et Bomongo, son siège se trouve à Mbandaka. Par ailleurs, les Territoires de Basankusu, Makanza et Bolomba sont compris dans la division provinciale de l’Equateur 2 dont le siège est placé à Basankusu.

Principales institutions d’enseignement supérieur et universitaire de la Province

Dénomination Localisation  
1 Université de Mbandaka Mbandaka  
2 Institut Supérieur Pédagogique Mbandaka  
3 Institut Supérieur de Développement Rural Mbandaka  
4 Institut Supérieur des Techniques Médicales Mbandaka  
5 Institut Supérieur de l’Industrie de bois Basankusu  
  • Principales institutions de recherche et leurs domaines :

    le centre de recherche en écologie et foresterie de Mabali dans le Territoire de Bikoro. C’est l’unique institution de recherche qui évolue dans le domaine de la préservation des écosystèmes.

Environnement et enjeux de développement durable

La Province compte 5 aires protégées réparties géographiquement de la manière suivante :

Aires protégées Localisation  
Reserve naturelle Tumba ledima Lukolela
Reserve naturelle de triangle de la Ngiri Bomongo
Reserve faunique du jardin d’Eala Mbandaka
Reserve d’Elonda Basankusu
Centre de recherche en écologie et foresterie de Mabali Bikoro
  • Sites touristiques

    Il y a plusieurs sites touristiques non aménagés à ces jours. Le paysage le long de lacs Lombe à Ingende et Ntomba à Bikoro offre une opportunité touristique pour la Province. Les réserves d’Elonda, de Ngiri et Tumba Ledima attirent également l’attention du Public pour l’exploitation touristique.

  • Autres atouts écologiques

    Faune et flore très riches et variées en espèces recherchées : bois Wenge, Afrimosia, etc.

Energie et accès à l’eau potable

L’Equateur est l’une des Provinces faiblement desservies en eau potable et en énergie électrique. Implantée à Mbandaka, la REGIDESO peine à fournir régulièrement l’eau aux habitants. Le taux de couverture largement insignifiant reste en dessous de 3%. La desserte en énergie électrique est assurée par la SNEL et un réseau de distributeurs privés. La fourniture étant onéreuse, beaucoup de ménages préfèrent utiliser le kit solaire pour s’alimenter. L’éclairage public est fait par des lampadaires implantés le long de principales artères de la Ville.

A moins de 5 km de Mbandaka, à l’embouchure de la RUKI sur le fleuve où se trouve l’endroit idéal pour l’érection d’un barrage hydroélectrique. Il serait mieux de penser à la construction d’un ouvrage d’hydro électricité parce que le courant d’eau est assez fort.

Déficit infrastructurel et niveau d’inter connectivité des réseaux locaux

  • L’étroitesse des routes nationales au niveau de la Province. Elles sont longues de 861 km qui couvrent les tronçons : Mbandaka-Boende ; bokatola-kiri et djoa-basankusu. Le tronçon Djoa-Basankusu n’est pas praticable. Pour l’ensemble, le réseau routier est constitué de 861 Km des routes nationales, 730 Km des routes régionales prioritaires et 18000 km des routes secondaires et locales ;
  • Le niveau très limité d’intégration de la Province par voie routière. Seuls les Territoires de Bikoro, d’Ingende, de Bolomba et de Basankusu sont reliés entre eux et au chef-lieu de la Province par la route. Pour le reste, c’est la voie fluviale ;
  • Les bacs d’Ingende sur la Ruki et de Bolomba sur la rivière Ikelemba qui permettaient d’assurer le prolongement des routes nationales ne sont plus opérationnels ;
  • Le faible asphaltage de la voirie urbaine de Mbandaka, chef-lieu de la Province (23km). A part les avenues Yassanyame et Bonsomi qui sont viables, le reste de la voie se trouve en état de debitumage très avancé qui nécessite la réhabilitation ;
  • Le fleuve Congo traverse la Province sur une distance de 400 km. Tous les Territoires sont connectés directement ou directement sur le réseau fluvial à travers des affluents. Long de 2450 Km, ils représentent le plus vaste réseau des voies navigables du pays. Les 3 lacs : Lombe, Mabale et Ntomba viennent en complément à titre des voies de communication ;
  • Nombre insignifiant de ports aménagés et carence des lieux de stockage des produits (dépôts et entrepôts) ;
  • Le trafic aérien reste très réduit et ne couvre pas l’ensemble de la province avec un vol passager régulier par semaine de la compagnie nationale « Congo Airways ». Le réseau d’infrastructures aéroportuaires est constitué d’un aéroport national à Mbandaka d’une piste de 3700 m de mesure et d’un aérodrome à Basankusu d’une piste de 1400m de longueur ;
  • Nombre important des ponts en bois très fragiles sujets à l’effondrement imprévisible pouvant occasionner la coupure des routes d’intérêt général et local.

Section V : Projet de développement en cours

Projet du Gouvernement Central

Le Programme de développement local 145 Territoires est en cours d’exécution dans la Province. C’est la Cellule de financement des Etats fragiles (CFEF) du ministère des finances qui gèrent l’ensemble des projets.

Dans le cadre de PDL 145 Territoires initié par le Gouvernement Central, il est prévue la construction des écoles, des centres de santé, Construction des nouvelles microcentrales photovoltaïque, éclairage public, la réhabilitation et entretien des routes de dessertes, des forages avec bornes fontaines, des bâtiments administratifs et logement, la construction d’un marché de consommation des biens courantes ainsi que l’appui en intrants agricoles, l’accompagnement et la professionnalisation des producteurs agricoles des filières porteuses.

Projets mise en œuvre par les partenaires au développement

Le principal Projet à large couverture géographique est le PDSS dans le secteur de la santé. Il a permis plusieurs réalisations sanitaires sur l’ensemble de la Province, bien qu’ayant été interrompu dans certaines zones de santé. Il s’agit entre de la construction et réhabilitation des infrastructures sanitaires : HGR, CS et bâtiments administratifs des ZS, de l’extension et de la qualité des soins de santé et l’amélioration des prestations par le personnel médical. Ce projet est financé par la Banque mondiale.

Section VI : Dispositif CAID de suivi et orientation des décisions par niveau

  • Mise en place du portail Web CAID contenant des données socioéconomiques (Santé, Education, Sécurité alimentaire, Energie, Infrastructures, Economie, industries et marchés, Développement rural, etc.) de tous les 7 Territoires de l’Equateur ;
  • Réalisation d’une monographie, intitulée : « Basankusu et ses indicateurs de développement socio-économique », étude monographique de Territoire. Une analyse disponible en version soft ;
  • Une brillante contribution de l’équipe provinciale de la CAID lors de l’atelier de la priorisation des besoins des Territoires dans le cadre du PDL 145 Territoires tenu du 08 au 10 Novembre 2021 dans la salle des conférences du Gouvernorat de Province. Les données essentiellement fournies par les agents de terrain CAID ;
  • Plusieurs participations des Experts CAID de Territoires en appui à la division provinciale de l’agriculture lors des différentes campagnes agricoles.

Section VII : Défis majeurs pour le développement de la Province

  • La stabilité des institutions provinciales : depuis l’avènement des assemblées provinciales, les turbulences politiques qui paralysent certains exécutifs provinciaux, n’épargnent guère la Province de l’Equateur. Des motions de méfiance imprévisibles alimentent l’incertitude dans l’action gouvernementale au niveau local. Ces dysfonctionnements intempestifs affectent la marche régulière des institutions provinciales et freinent l’élan de développement ;
  • Le respect du caractère apolitique de l’Administration publique : Il s’observe depuis un certain temps une tendance à l’immixtion des acteurs politiques dans la gestion des services publics décentralisés, du reste apolitiques ;
  • La situation sécuritaire demeure relativement calme sur l’étendue de la Province, nonobstant la résurgence des conflits intercommunautaires dans certaines localités du Territoire de Basankusu, ayant occasionné morts d’hommes ;
  • La Province est faiblement desservie en infrastructures aéroportuaires : 1 aéroport National à Mbandaka et 1 aérodrome à Basankusu. Les routes nationales impraticables en saisons des pluies nécessitent des entretiens réguliers. Plusieurs routes d’intérêt provincial et local étant entrecoupées par des cours d’eaux, requièrent l’emplacement des ponts sur les tronçons reliant les Territoires d’Ingende, de Bolomba et de Basankusu. Le moyen de transport fluvial des bateaux en bois appelés « Balénière » d’usage fréquent dans la zone présente des risques énormes aux trafiquants du point de vue de la sureté de leur personne que des biens. Des naufrages nocturnes et diurnes causant les pertes en vies humaines sont répétitivement signalés. Une haute surveillance sans complaisance doit être assurée par les services compétents (Commissariat fluvial, DGM, Force navale…) pour imposer le respect des tonnages et des restrictions en matière des navigations nocturnes très dangereuses. Le non balisage des biefs navigables est l’une des causes majeures des accidents sur le fleuve et ses affluents, les troncs d’arbres et les bois morts accumulés au fond des eaux asphyxient le passage des embarcations dont les heurts peuvent leur être fatals. Le balisage est pour l’eau ce que l’entretien est pour la route ;
  • La dynamique communautaire est à la base des initiatives locales pour le développement de la province. Il s’agit des ONGs et d’autres structures locales qui œuvrent dans l’agroforesterie et la sensibilisation des communautés contre la déforestation et des pratiques prédatrices de l’environnement (déboisement, déforestation, agriculture sur brulis, etc). C’est le cas de l’AJPRN, une ONG basée à Basankusu qui a plusieurs réalisations sur terrain dans le domaine de reboisement. La Caritas développement intervient aussi dans le secteur agricole en appuyant les paysans en intrants et en les sensibilisant à la pratique des techniques agricoles à hauts rendements.

Section VIII : Atouts et opportunités de développement de la Province

Dotations en ressources naturelles

  • La forêt équatoriale riche en flore et en faune constitue la principale richesse de la Province ;
  • Les produits forestiers ligneux les plus recherchés : Wenge, afrimosia, sacajou, iroko, bois rouge et noir dominent la flore. Il y existe plusieurs espèces fauniques rares au monde : Bonobos et Paon congolais. La plaine marécageuse du lac Ntomba, la réserve d’Elonda des bonobos et le jardin botanique d’Eala possédant près de 32 000 espèces d’arbres, considéré longtemps comme le 3ème jardin botanique au monde fait d’office partis des sites touristiques majeurs de la Province. L’investissement dans l’aménagement de ces sites offrira un nouvel élan de développement à la Province à l’ère actuelle de l’économie verte ;
  • Filière agroindustrie : la prédisposition du sol équatorial à la culture des palmiers à huile (Elaeis guineensis) propice au développement des chaines de valeur suivantes : plantations, huileries et savonnerie. Par ailleurs, les 3 grandes sociétés industrielles opérantes sont concentrées à Boteka, Lisafa et Ndeke dans les plantations se limitant à la seule production des huiles brutes en destination de Kinshasa. Jusque-là, la savonnerie est non exploitée. En outre, les milliers de tonnes des noix de palme peuvent être valorisées dans la chaine de raffinerie d’une huile de haute qualité nutritionnelle.
  • Filière construction : les énormes réserves forestières de la Province contiennent une diversité des matériaux de construction : bois d’œuvre, bois sur pied, paille, etc. Ces matières arboreuses concourent à la production des unités flottantes (pirogues, baléinières), des toitures (planches pour la charpente et plafond) et des meubles (tables, portes et fenêtres). Présentement, triste est de constater l’exportation des grumes vers l’étranger à l’état brut sans que les Populations locales n’en tirent le plein bénéfice socioindustriel ;
  • Essor économique de l’économie de cueillette : les filières fumbwa et chenilles sont très lucratives. Ces produits sont connus pour leur apport nutritionnel dans l’alimentation humaine ;
  • Fort potentiel des forêts en sequestration de carbonne offrant à la Province la possibilité de bénéficier des financements par le mécanisme des crédits carbone ;
  • Les conditions climatiques très favorables au développement des cultures pérennes, d’hévéa, de cacao, de café et de thé.

De la démographie et capital humain

La cuvette centrale a toujours été caractérisée par un faible poids démographique. Par ailleurs, une forte concentration s’observe dans certaines zones comme Bikoro où sont installées plusieurs missions ecclésiastiques le long du lac Ntomba attirant ainsi une forte agglomération par rapport au reste de la Province.

La promotion des cultures vivrières et pérennes sur les vastes étendues des forêts primaires, l’entretien des routes de desserte agricole et le balisage du vaste réseau hydrographique avec possibilité de créer de corridors avec les autres Provinces peuvent exercer une synergie à effets d’entrainement considérable sur l’économie agricole et industrielle à la fois de la Province et du Pays. De ce fait, l’Equateur peut véritablement jouer le rôle de pôle de développement en RDC.

INFORMATION SUR LES TERRITOIRES