BOLOMBA

Situation géographique

Province : 3
Superficie : 24 280 km²

Démographie

Population : 553650
Source Population : Rapport annuel 2015 de l’administration du territoire

Ordonnance de création

Le territoire de Bolomba a été créé par l’ordonnance loi du 21/181 du 13 avril 1955 telle que modifiée et complétée par celle n° 21/239 du 29 Septembre 1958, il est une subdivision de la province de l’Equateur et est subdivisé en une commune, 4 secteurs et une Chefferie à savoir :
– Bolomba chef-lieu du territoire
– Bolomba chef-lieu Bogbunga
– Secteur de Lusangania chef-lieu Djoa
– Secteur de Busira chef-lieu Bokote
– Secteur de Mampoko chef-lieu Mampoko
– Chefferie de Dianga chef-lieu Motua

Données géographiques

Richesses Du Territoire :

Son sol riche en terre arable favorable pour l’agriculture comprenant de grandes forêts contenant des essences forestières rares telles que : le Bois Noir et Rouge, Eben, Agazu … et une forte potentialité en faune constitue sa première richesse. A part le sol, il possède aussi des ressources halieutiques importantes (rivières et fleuve Congo). Il faut noter que le sous-sol du territoire peut contenir des minerais, mais aucune étude du sous-sol n’a été réalisée.

Particularité Culturelle

Le système familial étant de type patriarcal, c’est le clan du père qui exerce son autorité sur l’individu. C’est encore lui qui est le conservateur de la culture et de la spiritualité traditionnelle, et la succession des chefs de clan est patrilinéaire.

Le chef de groupement est le chef des terres, qui dispose de la propriété des ancêtres et les vrais propriétaires. Les cultivateurs ont le droit d’usufruit et les terres et forêts des villages sont bien limitées.

Particularité économique

Le territoire dispose d’un réseau de transport fluvial et riverain favorisant la circulation des biens et des services.

Langues parlées

Langues Parlees

Secteurs

%

  

Bolomba

Lusangania

Busira

Chef Dianga

Mampoko

 

1

Ngombe

Oui

  

Oui

Oui

90

2

Mongo

  

OUI

 

OUI

40

3

Likumbe

 

OUI

 

OUI

OUI

30

4

Eleku

  

OUI

 

OUI

30

5

Lingala

Oui

Oui

Oui

Oui

Oui

60

Source : Elaboré à partir des données du rapport annuel 2014 de territoire

Commentaires sur les langues :

La langue la plus parlée est le Gombe (90%) dans les secteurs : de Bolomba et Mampoko et chefferie de Dianga du fait que c’est le peuple occupant la plus grande partie du territoire, il sied de noter aussi que cette langue est souvent utilisée comme langue de l’administration car elle facilite la communication au sein du territoire entre la population et ses dirigeants.
Elle est suivie de :

– Mongo (40%) parlée dans les secteurs Busira et Lusangani;

– Eleku (30%) dans les secteurs de Busira et Mampoko

– Likumbe : elle est la langue la moins parlée dans le territore, elle est parlée dans les secteurs de Lusagani et Mampoko et chefferie de Dianga par les pygmées à une proportion de 30% du fait de la taille de sa population au sein du territoire;

– Lingala : parlée dans tout le territoire à une proportion de 60%.

Coordonnées géographiques

Longitude 22°au nord, Latitude 19° au sud et l’altitude 360m

Le territoire de Bolomba a un climat de type équatorial caractérisé par deux saisons : sèche qui s’étend de Décembre à Mars et parfois de Juin à la fin de Juillet et la saison pluvieuse d’Avril à Mai et d’Août à mis Décembre.

Type de sol et végétation

Son sol est de type hydromophe et argilo-sablonneux.

Bénéficiant d’un climat équatorial et d’une abondance des pluies pendant presque toute l’année, le territoire de Bolomba a pour végétation : la forêt édaphique au sol hydro morphe.

Hydrographie

Outre le fleuve Congo qui frôle le territoire au nord et ses deux affluants, la rivière Lolanga au Nord Est et Ruki au sud Est qui lui servent de limites naturelles, il est baigné et traversé par la rivière Ikelemba de l’Ouest à l’Est.

Situation économique

Principales activités :
– La Pèche
– L’agriculture
– L’élevage
– Petit Commerce

Secteur d’activités

%

La Pèche

50

L’agriculture

30

L’élevage

10

Petit Commerce

10

Source : Elaboré à partir des données du rapport annuel 2015 de territoire

Agriculture

Bien que le territoire dispose de types de sol riche pour l’agriculture et l’élevage,la population du territoire de Bolomba pratique l’agriculture extensive non mécanisée sur brûlis basée plus sur les cultures vivrières (le manioc, le maïs, le riz, la banane plantain, et l’arachide) qui vise avant tout l’autosubsistance et sur certaines cultures pérennes (café, le cacao, le palmier elæis), réalisées sur de petites superficies et n’utilisant pas des intrants agricoles améliorés suite à l’indisponibilité de ces derniers sur le marché local. Les techniques agricoles utilisées sont de type traditionnel et ne permettent pas de mieux développer ce secteur. Il sied de signaler qu’un sérieux problème se présente pour l’évacuation des produits agricoles du fait de mauvais état de routes de desserte agricole dans le territoire et cela constitue aussi l’une des principales causes de la non exploitation des grandes parties de terres.

Elevage

La population pratique un élevage traditionnel qui consiste à laisser les animaux en divagation et à les garder dans les mêmes pièces que les humains plutôt que de les mettre dans des abris appropriés. Notons aussi que la production animale est moins rentable et faible du fait qu’il n’existe aucune mesure de protection des animaux contre les maladies.

Pêche

La pêche pratiquée dans le territoire est à la fois artisanale et non artisanale et se fait souvent la nuit et quelques fois la journée tout en utilisant les matériels : les filets maillants, les filets dormants, hameçon, nasse. Hormis la pêche artisanale et non artisanale, il existe une partie de la population qui pratique l’écopage des mares et des étangs. Comme moyen de transport, la population utilise la pirogue en bois à ramer. Seul un problème de transformation, conservation et d’évacuation de ces produits de la pèche se pose étant donné que la production est trop importante dans le territoire.

Petit commerce

Toujours à la recherche du bien-être, la population se lance dans le petit commerce de produits agricoles et non agricoles dans l’informel.

Propositions : Pour palier à ces contraintes ou problèmes du sous-développement de ces secteurs d’activités:

– Il faudra passer de l’agriculture extensive non mécanisée pratiquée sur les petites superficies et tournée vers l’autoconsommation à l’agriculture intensive mécanisée pratiquée sur des grandes superficies tournées vers l’autoconsommation et la commercialisation. Pour se faire, il faudra doter à la population des intrants agricoles améliorés.

– Aménager les routes de dessertes agricoles pour permettre à la population d’augmenter leur production et de bien évacuer leurs produits ;

– Une vulgarisation agricole est aussi très importante dans le sens où elle permettra à apprendre à la population les différentes techniques et méthodes agricoles et de protection des animaux contre les maladies afin d’améliorer leur rendement ;

– Il faudra doter la population des intrants améliorés pour l’élevage et la pêche ;

– Doter le territoire des moyens de transformation, conservation et stockage de produits agricoles, de la pèche et de l’élevage ;

– Il faut encourager la population à développer l’agriculture à travers les regroupements associatifs pour augmenter leur niveau de production ;

– Doter les paysans des intrants améliorés disponibles ;

– Encourager la population à faire de champs écoles pour la multiplication des variétés de type amélioré ;

– Appuyer la population par le système d’octroi de micro crédit afin de leur permettre d’accroitre leur capacité de production ou augmenter leur niveau d’investissement.

Voie Route : 1

Voie Navigable : 1

Voie Train : 0

Voie Avion : 1

Commentaire Voie Accès :

Revenu Moyen : 1

Taux Change Vendeur : 850

Taux Change Acheteur : 900           

Princiapux Produits Agricoles :

– Manioc

– Banane Plantin

– Café

– Patate Douce

– Mais

Le produit le plus consommé et produit dans le territoire est le manioc soit 90 % de consommation locale du fait de son importance dans le système alimentaire. Comme nous le voyons l’agriculture se base plus sur les cultures vivrières que pérennes car le premier besoin est l’autoconsommation. Seulement il sied de signaler que bien que le territoire dispose d’une terre riche pour l’agriculture, le rendement demeure faible car les variétés utilisées pour ces différentes cultures sont plus traditionnelles qu’améliorées. Les productions ne sont pas valorisées au niveau du territoire et de la province par : manque de moyen de transformation moderne, de conservation, de stockage et d’évacuation de ces produits agricoles, et par l’état d’impraticabilité de routes des dessertes agricoles.90% de la production de ces différents produits sont plus destinées à la consommation locale et à l’autoconsommation. Comme produits dérivés des produits cités ci-dessus (manioc, banane plantain, maïs) nous avons : le Tuka, la chikwangue, le misombo, le Lituma, le sese (lotoko) et autres.

 

Cultures

Superficie En Ha

Rendement En Tonne

Prix De Vente / Kg

Manioc

407.65

311.605

240

Banane Plantain

400.000

2390.08

 

Café

2.274

683.000

 

Patate Douce

201.40

706.295

 

Mais

38.001

311.605

360

Source : Elaboré à partir des données du rapport annuel 2015 du territoire

Comme l’indiquent le tableau et graphique ci-dessus, les productions agricoles annuelles en 2014 de produits : Manioc, banane Plantain, café et patate douce étaient de :

– 311 605 tonnes pour une superficie de 40 765 pour le manioc,

– 239 008 tonnes pour une superficie de 400 000 pour la banane Plantain

– 683 000 tonnes pour une superficie de 2274 pour le café,

– 706 295 tonnes pour une superficie de 20140 pour la patate douce,

– 311 605 tonnes pour une superficie de 38001 pour le maïs.

N.B. les informations sur les quantités vendues ne sont pas disponibles.

Nombre Opérateurs Economic : 102

Principaux opérateurs économiques :

Opérateurs Economiques

Secteurs d’activités

Année d’exercice

Nombre d’employeur

1

YANGA MBASUA PAUL

Commerce général

Non Signalée

Pas de Précision

2

NGANGA AMAESE

Exploitation du Café

Non Signalée

Pas de Précision

3

TILO TSHIBANGU

Commerce général

Non Signalée

Pas de Précision

4

MBULA NGELI

Commerce général

Non Signalée

Pas de Précision

5

NDAMBU KISIAMBE ANNE MARIE

Achat Café et Commerce Général

Non Signalée

Pas de Précision

Source : Elaboré à partir des données du rapport annuel 2014 de territoire

Commentaires :

Le territoire compte 102 Opérateurs économiques dont les principaux cités ci-haut. La plupart de ces Opérateurs économiques œuvrent dans le Commerce Général. Il sied de signaler que leurs activités ne contribuent pas au développement de la population car ils évoluent dans un système libéral de prix et détiennent la grande partie de devise.

Principales Activités des opérateurs :
– Exploitation Café
– Commerce Général
– Achat Café
– Transport Riverain

Santé

Principales Activités des opérateurs :
– Exploitation Café
– Commerce Général
– Achat Café
– Transport Riverain

Zones de santé

Nbre HG

Nbre de CS

POP

Nbre de med.

Nbre d’Infim

Cap. D’ac.

Bolomba

1

29

273550

3

82

85 lits montés

Lolonga Mampoko

1

13

105 068

3

78

58 lits montés

Monieka

1

12

80 320

3

98

65 lits montés

Total Général

3

57

458938

9

258

 

Source : Élaboré à partir des données du rapport annuel 2015 de territoire

Comme l’indique le tableau ci-dessus, la capacité d’accueil qui se traduit par le taux d’occupation de lits est très faible : pour une population de 273.550 habitants dans la Zone de santé de Bolomba à l’HG la capacité d’accueil est de 85 lits montés, pour une population de 105.068 habitants dans la Zone de santé de Lolanga Mampoko la capacité à l’HG est de 58 lits montés et pour une population de 80.320 habitants dans la Zone de santé de Monieka à l’HG la capacité est de 65 lits montés.

– La Zone de santé de Bolomba compte 3 médecins ,82 infirmiers et 85 lits montés pour une population de 273.550 Personnes,

– La Zone de santé de Lolanga Mapoko compte 3 médecins ,78 infirmiers et 58lits montés pour une population de 105.068 Personnes,

– La Zone de santé de Monieka compte 3 médecins ,98 infirmiers et 65 lits montés pour une population de 80.320 Personnes.

Proposition :

– Il faudra doter des hôpitaux de nouveaux appareils ou équipements sanitaire et médicaux

– Réhabiliter et entretenir les infrastructures médicales

– Introduire d’autres services médicaux pour les femmes

Education

Nombre Ecoles : 336

Nombre Universités : 0

Photos Universités : 1

Commentaire Universités :

Université/Institut supérieur

Entité/Secteur

Filières

Nombre annuel d’étudiants

Nombre de professeurs

1.     ISP MALOKA

BOLAMBA

  • Français
  • Histoire
  • biologie

dont  Filles (non signalé)

9 professeurs Assistants

Source : Elaboré à partir des données du rapport annuel 2015 de territoire

Commentaires

– Le territoire compte un Institut Supérieur MALOKA qui souffre de :

– L’insuffisance d’Infrastructures immobilières : l’institut dispose d’un terrain, mais pour l’instant il loue dans une école primaire.

– Des personnels enseignant non qualifiés

– Du Manque de bibliothèque

– Des Matériels didactiques inexistants

Propositions :

– Vu que la distance entre l’université de Mbandaka et le territoire est trop grande et que l’accessibilité est très difficile par rapport au nombre élevé de la population à y fréquenter : il faudra construire cet institut supérieur ;

– Le doter d’une bibliothèque et des matériels didactiques ;

– Le doter de personnels enseignants qualifiés et ou renforcer les capacités de ceux qui existent.

N.B : Les informations sur le nombre d’étudiants ne sont pas disponibilités par manque de rapport.

ENTITES / SECTEURS

Ecoles Primaires

Ecoles Secondaires

Elèves au primaire

Elèves au secondaire

1.     BOLOMBA

115

66

24918 dont 11 205 filles

13 398 dont 3 344 filles

2.     MAMPOKO

69

29

14 496 dont 7 569 filles

6 809 dont 1 976 filles

3.     CHEF.DIANGA

53

24

10 607 dont 3 813 filles

5 327 dont 1 445 filles

4.     LUSANGANIA

59

36

11 588 dont 3 236 filles

6 157 dont 1 783 filles

5.     BUSIRA

40

21

10 607 dont 3 813 filles

5 407 dont 1 539 filles

Source : Elaboré à partir des données du rapport annuel 2014 de territoire

Commentaires :

 Le territoire compte au total 512 écoles dont : 336 écoles primaires et 176 écoles secondaires. Suite aux différentes guerres au sein du territoire, la plupart d’écoles se trouvent dans l’état de délabrements fort avancé, beaucoup d’entre elles sont construites en pailles et en matériaux non durables. Peu sont celles qui possèdent des infrastructures scolaires de qualités. Dans d’autres écoles les élèves se mettent à même le sol. Peu d’écoles possèdent des latrines et des bibliothèques. Il y a un nombre trop élevé d’élèves mais le nombre de salles de classe sont moins nombreux. Les enseignants au niveau primaire sont au nombre de 2797 dont 15 sans qualification et le niveau secondaire compte 1779 enseignant tous sans qualifications. Ce qui fait qu’avec l’appui des organismes internationaux (appui en manuels scolaires et pédagogies) au niveau primaire, l’enseignement demeure de bonne qualité bien que les infrastructures sont en état de délabrement très avancé et au niveau secondaire l’enseignement n’est pas de bonne qualité suite à la sous qualification des enseignants et au manque d’appui en équipements éducatifs.

Données culturelles

Tribus

Populations

%

Ngombe

387555

70

Mongo

94121

17

Ekelu

27683

5

Baenga

27683

5

Balume

16608

3

Total G

553650

100

Source : Elaboré à partir des données du rapport annuel 2015 de territoire

La plus grande tribu du territoire de Bolomba est Ngombe avec une population de 38 7555 habitants soit 70%, Suivi des Mongos avec une population de 94121 habitants soit 17 %. Les EKELU et les BAENGA ont la même taille de la population estimée soit 27 683 habitants soit 5 % et les BALUME avec une population 16 608  habitants soit 3%.

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