Ango

Situation géographique

Province : 2

Superficie : 34 634 km²

Population : 153117

Source Population : Rapport annuel 2015 de l’Administration du Territoire

Le territoire d’Ango fut créé en 1925 par l’ordonnance du 18 juillet 1913 portant création du territoire et mis en exécution par l’arrêté royal du 28 mars 1912 modifiant l’organisation territoriale de la colonie Belge. Son chef-lieu a connu plusieurs déplacements d’abord à Gwane en 1925 et puis transféré successivement à Dakwa en 1927 à cause de la maladie du sommeil (THA) qui avait décimé la moitié de sa population et enfin à 1930 à Ango, jusqu’à ce jour.

Ce dernier est l’un des six territoires qui composent l’ex district de Bas-Uélé (actuellement Province de Bas-Uélé issu du démembrement de l’ancienne Province Orientale), Avec ces 34734km2 soit une densité de 4 habitants/km2, c’est l’un de plus vaste territoire de Bas-Uélé.

Il est limité :

– Au nord par la rivière Mbomu qui le sépare de la République Centre Africaine (RCA) ;

– Au sud par la rivière Uélé qui forme sa limite avec le territoire de Bambesa et celui de Poko ;

– A l’est par une ligne droite qui le sépare avec le territoire de Dungu ;

– A l’ouest par la rivière Uere-Api qui le limite avec le territoire de Bondo.

Langues Parlées :

– Sango

– Ngwandi

– Lingala

La Quasi-totalité de la population de ce territoire parle le Zande tandis que le Sango est parlé par les réfugiés centre africains qui peuplent la zone ainsi que le Ngwandi qui n’est parlés que par une minorité des gens qui viennent d’ailleurs ; le lingala reste essentiellement la langue commune du milieu.

Climat

Le territoire d’Ango est inclus dans la zone de climat tropical chaud avec alternance de deux saisons au cours de l’année dont une saison sèche très remarquable qui va de mois de Décembre au mois de mars et la saison pluvieuse très longue qui va d’Avril au mois de Novembre. Il a une température moyenne de 26°C avec des précipitations abondantes de plus au moins 1,80mm d’eau de pluie annuelle.

Organisation administrative

Sur le plan administrative, le territoire d’Ango est composé de quatre chefferies, les quelles sont subdivisées en vingt-huit groupement et cent quatorze villages reparti de la manière suivante :

 

– La chefferie Ezo (7018km2) avec 7 groupements et 37 villages ;

– La chefferie Mopoy (7004km2) avec 4 groupements et 22 villages ;

– La chefferie Ngindo (2438km2) qui est la plus petite de toutes compte 9 groupements et 26 villages ;

– La chefferie Sasa (18274km2) qui est la plus grande de toutes compte 8 groupements et 29 villages.

 

Il sied de signaler également que le territoire comporte quatre postes d’encadrement administratif de chefferies à savoir : Api, Boeli, Dakwa et Digba.

Coordonnées géographiques

Longitude : 28°43’ de longitude Est

Latitude : 3°27’ de latitude Nord

Altitude : 621m d’altitude au-dessus de la mer

Hydrographie

Le territoire possède un nombre considérable des cours d’eau dont notamment les rivières Uere, Mbomu et Uele ; on y trouve aussi des petites rivières comme Gwane, Assa, Ango, Gbudi, Bima etc ; ainsi que deux petits lacs très poissonneux dont le lac Molindo et Ngalu tous en chefferie Sasa.

Végétation

Le territoire possède un nombre considérable des cours d’eau dont notamment les rivières Uere, Mbomu et Uele ; on y trouve aussi des petites rivières comme Gwane, Assa, Ango, Gbudi, Bima etc ; ainsi que deux petits lacs très poissonneux dont le lac Molindo et Ngalu tous en chefferie Sasa.

Sol et le sous-sol

Le territoire d’Ango est constitué de grandes plaines sans aucun obstacle correspondant à celui des plateaux du type soudanais ; il a un sol argilo-sablonneux

Le territoire regorge d’immense potentiel forestier pour ce qui est de la production des bois d’œuvre et dans son sous-sol, on y décèle la présence de l’or, de cotant et de diamant dans certains endroits, mais ces derniers restent encore inexploités jusqu’à ce jour.

 

Principales activités

– Agriculture

– Chasse

– Elevage

– Pêche

– Petits commerces

 

La vie économique de la population de ce territoire se base essentiellement sur l’agriculture ; les méthodes fortes traditionnelles utilisées ne permettent pas aux paysans agriculteurs de cultiver de grandes superficies des champs. Ils ne s’adonnent qu’à trop peu à l’élevage de petits détails. Il est à noter que quelques natifs commerçants ont pu évoluer à partir des paies des agents de plusieurs organismes humanitaires qui sont installés à Ango.

 

 Il s’observe l’entrée progressive des quelques commerçants Nande qui font du commerce mais n’achètent pas les produits vivriers des paysans pour aller les vendre aux grands centres. Le départ des certains agences humanitaires comme le Médecins Sans Frontière (MSF), MEDAIR, PAM,& hellip; ont rendu difficile la circulation monétaire dans la zone.

 

L’élevage de petits bétails se fait selon le système traditionnel, composé de quelques bovins, caprins, suidés et gallinacés qui souvent sont laissé en divagation ; les gros bétails sont essentiellement élevés par les Mbororo qui sont les nomades Tchadiens venus en RD Congo à la recherche des pâturages pour leur vaches ; la plus part de ces bêtes et volailles sont victimes des épidémies par manque des produit vétérinaires appropriés et l’absence d’une politique d’amélioration de la qualité de cet élevage par manque d’encadrement de personnels vétérinaires dans la zone.

 

 La pêcherie industrielle n’est pratiquée dans la zone ; il existe, cependant une association des pêcheurs artisanal à Dakwa (APAD) (83km du chef-lieu) qui essai tant soit peu à organiser la pêche en dépit des difficultés d’ordre financière et logistique ; généralement, la pêche est pratiquée dans la zone avec des méthodes traditionnelles telles que l’usage des pièges à poisson, les filets de pêche, la nasse, les barrages en bois et autres.

Moyens de transport

Voie Route : 1

Voie Navigable : 0

Voie Train : 0

Voie Avion : 1

 

Santé

Nombre Hôpitaux : 1

Nombre Centre Sante : 23

Entreprises Locales :

Cmnt Hôpitaux : 17

Maladies Récurrentes :

– Paludisme

– Infections respiratoires aigues

– Diarrhée sanglante et simple

– Rougeole

– Méningite

Différentes actions ont été menées pour lutter contre le paludisme dans la zone ; il s’agit notamment de la distribution des moustiquaires imprégnées d’insecticides aux femmes enceintes et aux enfants de moins de cinq ans ainsi qu’un traitement curatif précoce ; pour d’autres cas de maladie, une sensibilisation a été menée pour ce qui est des mesures préventives et l’observance des conditions hygiéniques saines.

Le territoire d’Ango ne contient qu’une seule zone de santé qui porte le même nom ; cette zone de santé compte pour sa part vingt-quatre structures sanitaires dont notamment un hôpital général de référence d’Ango à Ango (Chef-lieu) et vingt-trois centres de santé. Construit en 1945, l’hôpital général de référence d’Ango a une capacité d’accueil de plus au moins 150 lits et son état actuel est plus au moins bon ; il sied de signaler également que l’état de la plupart des centres de santé laisse à désirer étant donné qu’ils sont construits en matériaux de fortune ; toutefois, l’on dénombre cinq centres de santé qui sont en bon état. La zone de santé rurale d’Ango est gérée par un médecin chef de zone de santé, secondé par un médecin directeur de l’hôpital générale de référence, un médecin traitant et un médecin en santé publique.

 

Sur le plan privé, on trouve dans la zone, 5 centres de santé appartenant l’église protestante CECA20 et un centre de santé d’un certain Makpasuma, un infirmier A3 dans le village Lisala ; il convient de signaler qu’aucun de ces centres de santé ne dispose d’un médecin. L’approvisionnement en médicaments et autres équipement sanitaire pose encore problème dans la zone ce dernier temps.

Education

Nombre Ecoles : 50

Nombre Universités : 0

Cmnt Universités : Le territoire ne compte aucune institution d’enseignement supérieur

Ecoles Primaires :50

Nombre d’école secondaires :17

Elèves au primaire : 11695 dont 5855 filles

Elèves secondaires : 1116 dont 465 filles

Le bureau de SECOPE a enregistré 12811 élèves dont 6320 filles dans l’ensemble (au primaire comme au secondaire) ; 897 enseignants dont 261 seulement sont mécanisé et payés avec en enveloppe salarial de 27607717 FC tandis que 74 enseignants sont mécanisés mais non payés et le restes ont déjà un dossier qui attend la mécanisation ; pour ce qui est de la qualité de l’enseignement, elle est moyennement bonne.

 

Le territoire souffre actuellement d’une sérieuse difficulté en matière des statistiques relatives à L’EPSP ; notons toutefois que notre présence dans la zone est d’une extrême importance pour pouvoir remédier à la situation.

Nombre d'opérateurs économiques

Nombre d’Operateurs Economique: 171

Main Operateurs Economic : Etablissement

– Ets Merveille de Dieu chez SENGA

– Anizibelani (SAIMONDO le grand commerçant)

– Ets Dieu seul suffit chez PASCO

– Ets Bangwa Fils Chez Patrick

– Alimentation Umoja Chez LIALIA

– Boutique K KA

Il y a une forte concentration des opérateurs économiques et/ou commerçants dans les villages de Dakwa, Banda et Ango centre ; certain d’entre eux ont déjà plus de dix dans la zone.

Cmnt Operateurs Economic :

Main Activites Operateur : Pharmacie

– La pharmacie,

– Vente des produits manufacturés au prix de gros,

– Vente de crédits de communication,

– Poste à soudure,

– Rizerie,

– Vente des briques cuites, moellons, graviers et sables par des débrouillards,

– Boutique d’habillement et articles divers,

Main Activites PME :

Cmnt Activites PME :

Nombre ONG :

Main Activites ONG :

Cmnt Activites ONG :

Projets Gouv :

Cmnt Projets Gouv :

Projets Non Gouv :

Cmnt Projets Non Gouv :

Reseaux Telecom :

Cmnt Reseau Telecom :

Données culturelles

Sur le plan culturel, la population est en grande partie composée de deux grandes tribus dont notamment les zandes qui sont majoritaires, soit 92% d’origine soudanaise et les Barambos qui constituent une minorité, soit 8% seulement. L’artisanat est souvent pratiquée par des groupes d’individus endogames dont les forgerons, les potiers et autres artisans des bois ; il existe cependant une musique traditionnelle très dansante appelée « Kponingbo » très populaire à travers tout le territoire ; cette musique rassemble autour d’un même cercle les gens de tous âges et s’avère un moment de joie et de conciliation. Le zande un est peuple calme, respectueux de l’autorité et surtout réservé ; toute fois dans le domaine des échanges ou transactions commerciales, un zande qui se respecte n’acceptera pas de tout vendre à un seul acheteur ; il préfère plutôt que tous ceux qui viennent au marché trouvent leurs comptes ; donc c’est pour eux une marque d’empathie.

A PROPOS DE NOUS

La Cellule d’Analyses des Indicateurs de Développement, CAID en sigle, est un service rattaché au Secrétariat Général de la Primature et a pour objectifs principaux: La récolte des données socio-économiques par territoire à publier sur le portail web caid.cd, La mise à disposition des données au public, monde scientifique, investisseurs, chercheurs, etc, et enfin l’évaluation de l’exécution des programmes et des politiques publiques des Gouvernements Centraux et Provinciaux.

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